SRI LANKA

Au Sri Lanka, plus que le pays, qui est beau, avec des paysages variés, une flore et une faune exceptionnelle, j’ai aimé la population. Une population qui a connu des moments difficiles, entre la rébellion des Tigres Tamouls, qui ne s’est terminée qu’en 2009, et le tsunami qui ravagea les côtes sud et ouest. Cette population est très accueillante, souriante, agréable.

J’aimais partir sur un vieux vélo type hollandais (avec les genoux dans le menton, les Sri Lankais sont plus proches des 1m60 que des 1m85… et les vélos sont adaptés) et partir sur des chemins de terre, visiter, m’arrêter au gré des rencontres, nouer un contact, puis sortir mon appareil photo. Des moments simples.

Les premières photos ont été prises sur les iles, au dessus de Jaffna, à l’extrême nord du Sri Lanka. Des lieux plutôt désertiques, très isolés, où les traces de la guerre sont encore visibles. Une famille de pêcheurs, très pauvres, étendait ses filets devant leur pauvre maison de bois. Rajan est le père, Raxu le fils (qui pose avec sa femme et leur fillette). Ils ne portaient pas de chapeaux car ils n’avaient pas d’argent pour s’en acheter.

A l’autre bout de l’île, près de Galle, des femmes ramassaient des feuilles de thé, dans de grands sacs. Un travail physique, difficile, sous une chaleur accablante. Elles riaient de se faire prendre en photos. Plus tard je leur ai envoyé leurs portraits sur tirage papier.

Dans le centre, à Sigiriya, des paysans évoluaient dans un environnement de forêts et de lacs, des lieux beaux et apaisants. Ici les éléphants sont encore sauvages. Le soir, les agriculteurs dorment sur des plate formes installées dans les arbres, au bord de leurs champs. Ils veillent. Lorsqu’un éléphant arrive pour manger leur production, ils font exploser des pétards.